SCENE 1 - CUISINE : ERIC ET ANNIE PARLENT DU MARIAGE.
ERIC : Donc, le mariage aura bien lieu.
ANNIE : Oh ! Je ne sais pas, mais apparemment oui, c'est parti pour. Les fournisseurs sont à pied d'oeuvre.
ERIC : Pour toi, quoi qu'il advienne, pas de cuisine.
ANNIE (avec un demi-rire) : Exactement. (Soupir.) Ne fais pas cette tête. Tous les futurs mariés ont leur moment de doute, enfin, je veux dire, ce n'est pas évident de se laisser passer la corde au cou. Bon. D'accord. Ils se sont disputés, et après ? Tu verras. Tout se passera à merveille.
ERIC : Je te trouve bien philosophe.
ANNIE : Le mariage de Matt n'a pas été des plus facile.
ERIC : Le vrai ou bien celuii que nous avons aidé à financer ?
ANNIE : Merci de me l'avoir rappelé.
ERIC : Pardon. Dis-moi, au fait euh ... ce n'était pas hier que Lucy et Kevin devaient connaître le sexe du bébé ?
ANNIE : Oh ! Mais oui. C'est curieux. Ils n'en ont pas souffler mot.
ERIC : Alors, je parie que c'est une fille.
ANNIE : Oh ! Et pourquoi ? Parce que si c'était un garçon, ils seraient trop excités pour tenir leur langue ?
ERIC : Non, ce n'est pas ce que je veux dire. Tu vois, je connais Kevin. Il serait si heureux d'avoir un garçon qu'il nous l'aurait déjà annoncé.
ANNIE : Tout ce que désire Kevin, c'est avoir un enfant en bonne santé.
ERIC : Oui, bien sûr, mais elle aimerait mieux avoir un garçon en bonne santé ... Je me demande si Matt et Sarah attendraient ...
ANNIE : ... attendraient quoi ?
ERIC : Un bébé ?
ANNIE (avec un demi-rire) : Ho ! Et qu'est-ce qui te fait dire ça ?
ERIC : Je ne sais pas. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi ils n'ont pas pris l'avion. Mais oui, ils pourraient venir au mariage et repartir pour la remise des diplômes. Je me demande si Sarah, elle aussi, n'est pas enceinte.
ANNIE : Ils ne viennent pas parce qu'ils ont du travail et entre nous, ça m'étonnerait que Sarah soit prête à sacrifier sa première année d'internat.
ERIC : D'accord. Si tu le dis ...
SIMON (en arrivant) : (Soupir.) Allez ! C'est parti. Désolé pour hier soir.
ERIC : Ah !
SIMON : Mais je n'en pouvais plus entre les cours, le boulot et les partiels. Vous ajoutez un mariage par-dessus et puis, crac, quand je pense que pour un peu, on était prêts à tout annuler.
ERIC : Et c'est pour nous rassurer que tu dis ça ?
SIMON : Ouais. Si on avait voulu annuler le mariage, on l'aurait fait hier. Mais c'était hier. Et aujourd'hui, je me marie.
ANNIE : Et Rose ? Où en est-elle ? Elle n'est pas enceinte, finalement ?
SIMON : Non, elle ne l'est pas. Si bien que toutes ces disputes hier, tous ces ... tous ces doutes, c'était purement hormonal. (Rire.) Enfin, elle va bien, je vais bien. Et croyez-moi, c'est beaucoup plus confortable de savoir qu'on ne se marie pas par obligation. Je veux passer le reste de ma vie avec Rose. C'est ce que je veux.
ENSUITE IL SORT DE LA MAISON.
*****
FLASHBACK : LE MOMENT OU SIMON PASSE SON TEMPS A OBSERVER LE JARDIN DEPUIS LA PETITE FENÊTRE DU GRENIER.
ERIC : Tu es toujours là ? (Simon ne répond pas.) Je t'emmène manger une glace ?
SIMON : Non, merci.
ERIC : Plus tard, peut-être ? Quand tu seras plus grand, un chien viendra.
SIMON : J'aurais voulu qu'il vienne aujourd'hui.
ERIC : Tu sais, Simon ? Dans la vie, on n'a pas toujours ce qu'on veut.
SIMON : Je sais, mais ce serait bien que ça arrive rien qu'une seule fois.
ERIC : Ouais.
SIMON CONTINUE A OBSERVER.
*****
RETOUR AU PRESENT ...
ERIC : Je ne crois pas qu'il sache ce qu'il veut.
ANNIE : Et elle encore moins.
GENERIQUE
SCENE 2 - CUISINE : MATT ENTRE DANS LA MAISON ET SE PREPARE UNE TARTINE. JUSTE AU MOMENT OU IL ALLAIT OUVRIR LA PORTE, IL N'A PAS VU ARRIVE SON PAPA.
ERIC : Quand est-ce que tu es arrivé ?
MATT : Tu ne nous as pas vu garer la voiture, papa ?
ERIC : Et comment j'aurais pu faire pour vous voir ? Où est Sarah ?
MATT : Où est maman ?
ERIC : Elle est bien venue avec toi, Sarah. Non ?
MATT : Maman habite bien ici ?
ERIC : Tu dois voir ta mère pour savoir où est Sarah ?
MATT : Va chercher maman.
ERIC : Va chercher Sarah.
MATT (en hurlant) : Maman !
ERIC (en hurlant) : Sarah !
SARAH ENTRE DANS LA MAISON. ANNIE DESCEND.
ERIC : Oh ! Mon Dieu !
ANNIE (tout excitée) : (Haut cri.) Tu es enceinte. (Rires et étreintes.)
MATT : Surprise !
ERIC : Oh ! Ca alors ! Quelle bonne surprise ! Oh ! Vraiment ! C'est une très bonne surprise. Toutes mes félicitations !
ANNIE : On ne savait pas que vous alliez venir.
MATT : Je ne crois pas que ce soit raisonnable, mais ...
SARAH : ... mais, on ne pouvait pas manquer le mariage. Ca n'aurait pas été bien, surtout que Rose a changé la date pour nous.
ANNIE : Euh ...
MATT : J'ai eu un appel de Lucy. Rassurez-vous, ils vont se marier.
ANNIE : On a eu une petite frayeur, hier, mais aujourd'hui, tout va bien. Simon affirme euh ... qu'ils tiennent à se marier et que ça le rend fou de joie.
MATT : C'est bien.
ERIC : On verra.
ANNIE : (Rire.) Oh ! Sarah ! Tu es resplendissante.
ERIC : On a le droit de savoir ?
MATT : La tradition. Même nous, on ne sait pas.
SARAH : Mais si, nous savons.
MATT : On le dira plus tard quand Lucy et Kevin feront leur annonce et on repart tous ensemble ce soir. (Rire.)
ERIC : Oui, et demain soir, demain soir, vous serez les docteurs Camden.
MATT : Docteur Glass et docteur Camden.
SARAH : Désolée. J'ai préféré garder mon nom de jeune fille. Je suis fille unique.
ANNIE : Hum ...
ERIC : Nous en sommes ravis pour vous si tel est votre désir, docteur Glass.
MATT ET SARAH SE REGARDE EN RIANT. ERIC LES REGARDE, INTRIGUE.
MATT : Qu'est-ce qu'il y a ?
ERIC : Te voilà médecin et bientôt père.
MATT : Aaah ! Mais ce n'est pas la peine de sortir les violons pour moi. Garde ça pour Simon. C'est lui, le marié.
ANNIE : Oh ! Ce qui me ramène à un vieux compte à régler avec vous deux. Vous vous êtes enfuis ?
SARAH : Je n'ai pas demandé avant d'autoriser Rosie à vous l'annoncer, si bien que Matt m'en a voulu un bon moment, lui aussi. Hm ! Quand j'ai été enceinte, on a décidé d'attendre de vous voir pour vous faire la surprise. Ca a été très dur pour moi, vraiment très dur. En fait, c'est ce qu'on voulait tous les deux, vous faire la surprise, mais au cours de ces derniers mois, j'ai vu à quel point c'est dur de garder un secret et je me sentais si coupable de laisser Rosie porter notre secret que je l'ai ... autorisé à vous le révéler.
MATT : (Rire.) J'aurais continué à vous mentir jusqu'à la fin de ma vie.
ANNIE : Ah ! Bon. Alors, on mettra ça sur le compte d'une erreur de jeunesse.
MATT : Et comme on est vieux et fatigués, maintenant, on aurait besoin de dormir un peu, surtout ma femme.
ANNIE : Si vous preniez le garage ? J'ai fait la chambre pour le cas où quelqu'un viendrait. (Elle jubile.)
ERIC : Si vous voulez leur faire la surprise, tout le monde est sorti. Vous pourriez venir en douce à l'église.
MATT : Parfait. (Sarah rit.) Merci. (en franchissant la porte.) Allez ! Viens !
SARAH : Oui.
MATT : On y va.
AUSSITÔT MATT ET SARAH PARTIS, ERIC SE MET A PENSER ...
*****
FLASHBACK : LE MOMENT OU MARY SE SERT DE MATT POUR APPRENDRE COMMENT EMBRASSER UN GARCON.
MATT (à Mary) : Ne m'embrasse pas.
MARY : Arrête ! C'est seulement pour faire semblant. Bon. Alors, ensuite, je dois lui caresser lentement le visage ?
MATT : Non. Ecoute. A ce moment-là, c'est lui qui caresse le visage.
MARY : D'accord.
MATT : Enfin, pas forcément. On est obligé de faire ça ?
MARY : Oui. Alors, tiens-toi tranquille. (Matt soupire.) Très bien. Ensuite, je ferme les yeux et ...
JUSTE AU MOMENT OU MARY S'APPRÊTE A EMBRASSER MATT, ERIC, FAISANT LES POUBELLES, LES SURPREND.
MATT (en se retournant) : Enfin, papa, ce n'est pas du tout ce que tu crois.
ERIC : Tu me rassures.
MARY (toute honteuse) : (Soupir.) Pardon.
*****
RETOUR AU PRESENT ...
ANNIE : Je sais à quoi tu penses. Au jour où Mary a pris Matt comme cobaye pour apprendre à embrasser.
ERIC : Ha ! C'est peut-être à partir de là que tout a basculé. J'ai cru que c'était à l'arrêt de la gym, mais tout compte fait, le vrai problème, c'est ses relations avec le sexe opposé.
ANNIE : Mary sera toujours un mystère.
ERIC : Tu crois qu'elle nous ferait la surprise ?
ANNIE REPOND NON.
ERIC : Non, bien évidemment.
ANNIE : Carlos sera présent. Et puis, on a déjà Matt et Sarah. Et ils ont fait l'effort de venir la veille de leur remise de diplôme. Ils attendent un enfant. Je n'arrive pas à y croire. Tu te rends compte ? (Etreinte.) Oooh !
ERIC : Oooh !
SAM ET DAVID ARRIVENT EN COSTUME ET PORTENT TOUJOURS LA MOUSTACHE.
ANNIE : Oh oui ! Oh non non ! Il est trop tôt pour mettre vos costumes et il va falloir me laver ces moustaches. Hein ? (Soudain, elle est prise de panique.) Oh non ! (Cri de frayeur.)
ERIC : Quoi ?
DAVID : Ca ne s'en va pas au lavage.
SAM : On a déjà essayé.
DAVID : Ca ne partira plus jamais.
SAM : C'est fini.
ANNIE A ENCORE PLUS PEUR.
SCENE 3 - CHAMBRE D'HÔTEL : UMBERTO PARLE A ROSE.
UMBERTO : Si toutefois, en arrivant devant l'église, tu étais subitement prise d'un doute, tu n'auras qu'à ... tu n'auras qu'à m'envoyer un signal. Alors, je m'opposerai au mariage. Et puis, on sortira de l'église, on sautera dans ma voiture et on s'en ira. Et on vivra heureux pour l'éternité.
ROSE : Je regrette, mais ça n'arrivera pas.
UMBERTO : C'est quoi, le signal ?
ROSE : Il n'y aura pas de signal.
UMBERTO : Tu n'auras qu'à siffler. Tu sais toujours siffler, n'est-ce pas ?
ROSE : Bon. Assez plaisanté. Allez ! Va-t-en, maintenant. Je dois me préparer. On se retrouve tout à l'heure à l'église.
UMBERTO : Rendez-vous à l'église. (Ils s'embrassent.) Au revoir, Rose.
AUSSITÔT QU'IL SORT, ROSE SE MET A SIFFLER.
SCENE 4 - SALON DES KINKIRK : SIMON PARLE A KEVIN DE SA FUTURE MARIEE.
SIMON : Tu vois, ça m'éclate de dire "Vous connaissez mon épouse, Rose ?" ou bien "Bonjour, monsieur et madame Camden. Rose et Simon Camden, on a réservé."(Rire.) Ca me donne un vrai statut dans la société et une identité. Tu vois, je me sens pleinement adulte. Je suis un époux, je suis un homme marié, enfin presque, à partir d'aujourd'hui, je serai tout ça. Tu vois, c'est un peu comme euh ... comme le saut à l'élastique, sauf qu'au lieu de ... de me jeter dans le vide, je me précipite tête baissée vers mon avenir.
KEVIN : Vos voeux, vous les avez écris vous-mêmes ?
SIMON : Non. Pourquoi ?
KEVIN : Non, comme ça.
SCENE 5 - CHAMBRE DES KINKIRK / CHAMBRE DES CAMDEN : LUCY EST AU TELEPHONE AVEC SA MAMAN. CETTE DERNIERE ESSAIE DE FAIRE PARTIR LES MOUSTACHES DES JUMEAUX.
LUCY : Oui, il nous a dit ça également. Et maintenant, il est en train de pérorer sur les joies de la vie conjugale. Il essaie de se rassurer parce que maintenant, il n'a plus d'excuse pour ne pas l'épouser.
ANNIE : Euh ... Je ne sais pas. Il semblait en forme, ce matin.
LUCY : Oh ! Je suis sûre qu'il ne va pas bien. J'ai dit à Matt de l'appeler, mais comme il doit se préparer pour demain ... Ah ! Au fait, tu n'aurais pas parlé à Rose ? Tu ne l'aurais pas vu aujourd'hui ?
ANNIE : Non, pas aujourd'hui.
LUCY : Tu ne crois pas qu'on devrait l'appeler ?
ANNIE : Pour dire quoi ? Qu'on a peur que Simon ne fasse marche arrière ? C'est trop tard.
LUCY ENTEND SONNER A LA PORTE.
LUCY : Oh ! On sonne à la porte. Je te rappelle.
ELLE DECROCHE. DU CÔTE D'ANNIE, LES MOUSTACHES DES JUMEAUX RESTENT INDELEBILES.
ANNIE : Oooh !
SCENE 6 - ENTREE DE LA MAISON DES KINKIRK : SIMON S'APPRETE A OUVRIR LA PORTE.
SIMON : Je suis impatient que Rose et moi, nous ayons notre maison et notre propre cuisine. Au fait, on aura les même motifs de vaisselle que les parents. C'est super, non ?
EN OUVRANT LA PORTE, SIMON TOMBE SUR HEATHER.
HEATHER : Bonjour. Je suis une amie de Simon. J'aurais voulu vous remettre ça pour ... Hum ... Simon, tu es là ? Comment ça va ?
SIMON : Bonjour. Wouah ! En voilà une surprise. (Etreinte.) Euh ... Je te présente mon beau-frère, Kevin.
KEVIN : Ravi de vous connaître.
LUCY ACCOURT VERS HEATHER ET L'ACCUEILLE A BRAS OUVERTS.
LUCY : Heather ! C'est toi ? Oh ! Comment ça va ?
HEATHER : Oh ! Très bien, merci. Matt et Sarah m'ont dit que Simon se trouvait ici.
LUCY : J'ai essayé de les joindre toute la matinée. Comment ils ont su qu'il était là ? Allez ! Allez ! Je t'en prie. Entre, voyons !
HEATHER : Je suis gênée. Vous devez vous préparer pour le mariage. Je voulais passer avant et déposer ça chez tes parents.
SIMON : Je suis désolé de ne pas avoir pensé à t'inviter. Tu es la bienvenue, hein, si tu veux.
HEATHER : Oh ! Ce n'est pas grave. Tu me connais ? Le mariage, ce n'est pas mon truc. Je voulais juste te remettre quelque chose. Ca fait un moment qu'il t'attend.
SIMON RECOIT UN PAQUET ET S'APPRÊTE A L'OUVRIR.
SIMON : J'ai droit de regarder sans Rose.
IL S'AGIT D'UNE PHOTO ENCADREE DE SIMON TOUT JEUNE AVEC HAPPY. KEVIN TROUVE SON GESTE TRES SYMPA.
KEVIN : Aaah !
HEATHER : Je pensais que ça te ferait sûrement plaisir d'avoir cette photo comme cadeau de mariage parce que Matt m'a raconté l'arrivée de Happy.
CETTE PHOTO LUI RAPPELLE UN TRES BON SOUVENIR.
*****
FLASHBACK : LE MOMENT OU MATT ANNONCE A SIMON QUE HAPPY VA AVOIR DES PETITS.
MATT : Alors, ma fille ? Comment ça va ?
SIMON : Happy va très bien. C'est comme ça que tu l'as baptisée ?
ROSIE : Que je l'ai baptisée.
MATT : Aaah !
SIMON : Parce que je te l'ai permis.
MATT (à Rosie) : Et si tu allais lui chercher un petit gâteau ?
ROSIE REPART UN INSTANT.
MATT : Je sais pourquoi Happy est si contente.
SIMON : Pourquoi ?
MATT : Tu garderas le secret ?
SIMON : Oui.
MATT : Elle va avoir des petits.
SIMON : Faut pas le dire à papa.
IL RIT ET CARESSE SON CHIEN.
*****
RETOUR AU PRESENT ...
KEVIN : J'ignorais cette histoire.
HEATHER : J'en connais d'autres. J'ai un petit faible pour cette famille. Je suis contente qu'on soit amies avec Sarah, d'autant plus que Matt failli m'épouser.
LUCY : Wouah ! Heather en était à ces voeux quand Matt a subitement décidé de s'élancer vers elle et de l'arrêter. Ils sont sortis en courant, ont bondi dans la voiture et ont disparu. C'était spectaculaire.
SIMON : J'avais complètement oublié ça.
HEATHER : Je n'oublierai jamais.
LUCY : Donc, tu es ...
HEATHER : ... divorcée. Dommage que Matt n'ait pas été là au second mariage.
LUCY : Ouais, on aurait souhaité que Matt soit présent, aujourd'hui, mais ... (Simon la regarde froidement.) Oh ! Enfin ... pas pour la même raison.
HEATHER : Matt a fait tout ce chemin et il ne viendra pas au mariage ?
TOUT LE MONDE SE GARDE DE REPONDRE.
KEVIN : Euh ...
SCENE 7 - COUR : EN APPRENANT LA PRESENCE DE MATT ET SARAH A GLENOAK, LUCY ET SIMON DECIDENT D'ALLER LE VOIR.
SIMON : Je n'en reviens pas que Matt et Sarah soient là.
LUCY : Je n'en reviens pas qu'ils se cachent dans le garage.
SIMON : Et ils ne se cachent pas. C'est pour nous surprendre.
LUCY : Mais on ne doit pas me surprendre. Je suis enceinte, figure-toi. Je dois garder mon calme.
SIMON : T'as jamais été calme.
MATT (en arrivant) : Tiens tiens ! On dirait les petits Camden.
SIMON : Alors, comme ça, t'es venu ?
LUCY : (Rire.) T'es arrivé quand ? (Etreinte.)
SIMON : Sarah est avec toi ?
MATT : Oui, on vient d'arriver. On a vu les parents et on avait décidé de vous faire la surprise à l'église.
LUCY : Oui, eh bien, on préfère éviter toute surprise, aujourd'hui. Ca nous fera des vacances.
MATT : Alors ? Le futur marié ? C'est la forme ?
SIMON (peu sûr de lui) : Je me sens bien. Vraiment, j'ai hâte d'être marié.
LUCY (à Matt) : Heureusement, tu n'étais pas là pour la répétition. Rose et lui n'étaient vraiment pas sur la même longueur d'onde.
MATT : Répète râtée, mariage heureux. Tout ira bien.
SIMON : Ouais, j'en suis sûr. Tout se passera bien. Je serai uni pour le reste de ma vie avec la femme que j'aime. J'ai du bol ? (Matt répond oui.) Je vais me marier pour la vie avec Rose. Ouais. Je ne pouvais pas rêver mieux.
MATT : Ah bon ! Ca ne se voit pas. T'es sûr que ça va ?
SIMON : Oui, ça va même très bien.
MATT : C'est vrai ?
SIMON : Non. Et dans quelle galère je me suis embarquée ?
LUCY (énervée) : Aaah ! Encore ?
MATT : Tu vas te marier. Je suis venu de loin exprès pour ça. Alors, tu vas le faire.
SIMON : Je ne sais plus, maintenant. Je ne suis plus du tout sûr de vouloir me marier.
LUCY : Je t'en prie, ça suffit comme ça. Tu nous a fait ton numéro hier soir et ce matin, tu étais fin prêt une fois de plus à épouser Rose.
SIMON : C'est une décision de taille.
MATT : Tu l'as prise le jour où tu lui a demandé sa main. Tu l'as renouvelée en fixant une date et tu l'as réaffirmé le jour où tu as envoyé les faire-parts.
LUCY : Oui, mais ...
MATT : Non. Il n'y a pas de mais.
LUCY : Mais il a le droit de revenir sur sa décision. Ecoute-moi, Simon, si tu veux renoncer, fais-le maintenant. N'attends surtout pas que Rose et toi, vous soyez devant l'église. Tu imagines si tu fais ça devant tous vos amis, face à sa famille, face à notre famille, comme Matt l'a fait à Heather ?
MATT : Oui, j'avais oublié ça.
SIMON HAUSSE LES EPAULES.
LUCY : Si tu ne le sens pas, rien ne t'y oblige. Si tu n'es pas sûr de ta décision, tu as le droit d'y renoncer. Il vaut mieux admettre que tu n'es pas prêt aujourd'hui que de te rendre compte demain ou après-demain ou bien je ne sais pas, moi ... dans ... dans une semaine ou un mois ou même après dix ans de mariage.
MATT : Bravo, Révérend ! Je n'avais jamais eu l'occasion de te voir à l'oeuvre. Qu'est-ce que t'es en train de faire à ce pauvre Simon ?
SIMON : Ah oui, Matt ne t'as pas dit ce genre de truc, le jour où tu t'es mariée, je me trompe ?
MATT : Ouais.
LUCY : Oui, mais moi, je n'ai pas épousé Rose. J'ai épousé Kevin. Et j'aime Kevin. Tout le monde aime Kevin.
MATT : Hm !
LUCY : Enfin, je veux dire ... On aime bien Rose, hein. Je ne dis pas le contraire. Et toi aussi, tu l'aimes bien. Mais ça ne va pas plus loin. Tu n'es pas amoureux d'elle.
SIMON : Si, je l'aime.
MATT : Simon ! Tu es amoureux de Rose, n'est-ce pas ? Eh ben voilà. C'est la seule chose qui compte.
SIMON : Oui, j'aime Rose, mais ...
MATT ET LUCY : Mais ?
SIMON PREND UN AIR EMBARRASSE ET NE REPOND PAS.
SCENE 8 - VESTIAIRE DE L'EGLISE : ROSE SE FAIT UNE BEAUTE. SARA ENTRE.
SARAH : Ha ha ! J'étais sûre que tu te cachais ici. Rose, tu es absolument éblouissante.
ROSE : Tu me trouves présentable ?
SARAH : Mieux que présentable. Je te l'ai dit, tu es absolument éblouissante.
ROSE : Ma mère n'aime pas ma coiffure. Je me demandais si un chignon ne serait pas plus approprié. Ma mère trouve que ce serait beaucoup plus sophistiqué. Je n'en sais rien. Elle a sûrement raison. Qu'est-ce que t'en penses ?
SARAH : Fais comme tu le sens. Mais tu es ravissante telle que tu es.
ROSE : Ravissante ? C'est-à-dire peut mieux faire en suivant les conseils de ma mère, c'est ça ?
SARAH : Ta mère te mène la vie dure le jour de ton mariage ?
ROSE : Ce n'est pas intentionnel. Elle a juste des opinions très arrêtées sur presque tout.
SARAH : Et si ça peut te rassurer, sache qu'elle n'est pas la seule. Si tu connaissais ma mère, tu comprendrais. (Rire.) Alors, qu'est-ce que ta mère pense de Simon, dis-moi ?
ROSE : En toute honnêteté, ma mère pense que Simon est un jeune homme tout à fait convenable, mais elle espèrerait mieux.
SARAH : Ma mère pensait exactement la même chose de Matt, au début, en mettant Juif à la place de mieux. (Rires.) La seule chose qui compte, c'est ce que toi, tu penses de Simon.
ROSE : C'est un garçon charmant, le plus charmant que je connaisse.
SARAH : Ah ! Hmm ... Oui, d'accord. Oui. Oui, c'est déjà une bonne chose, ça.
ROSE : J'ai quelque chose pour toi. Tu n'es ni témoin, ni demoiselle d'honneur, mais je tenais à offrir un cadeau à chacune de mes soeurs.
ELLE LUI OFFRE UN COLLIER DE PERLES.
SARAH : Rose. Tu es sûre de vouloir me donner ça ?
ROSE : Absolument. Le premier Noël après leur divorce, mes parents m'ont chacun offert un collier de perles, sans s'être concertés, au préalable. L'année suivante, oubliant qu'ils m'en avaient déjà offert l'année précédente, ils m'ont offert à nouveau des perles. Et l'année suivante, également. J'en ai pleuré pendant des mois. Je leur ai dit qu'ils m'en avaient déjà offerts et ils m'ont répondu que je pouvais aller les échanger. J'ai refusé. J'ai gardé les perles et par la même occasion, tout mon ressentiment à l'égard de mes parents pour leur divorce. Annie m'a conseillé de tourner la page une bonne fois pour toutes. Elle a pensé que plutôt que d'acheter des cadeaux pour mes demoiselles d'honneur, je ferais mieux de leur offrir mes colliers. Je tenais à ce que tu en aies un, toi aussi.
SARAH : Merci. Je suis très touchée, mais tu ne crains pas que ta mère ne s'en aperçoive ? Je pense que ta mère me tuerait.
ROSE : Oh ! J'ai mis ma mère au courant. Elle a trouvé ça génial. Elle a été très heureuse de constater que j'avais oublié mes rancoeurs. Et j'ai toujours le premier collier de perles qu'elle m'a offert, ainsi que celui que mon père m'a offert.
SARAH ET ROSE S'ENLACENT. PUIS C'EST AU TOUR DE LUCY DE METTRE SON COLLIER.
LUCY : Oooh ! Merci. Alors, comment tu me trouves ?
SARAH : Elles te vont à merveille. Ah ! Tu es vraiment très en beauté. Comment tu te sens ?
LUCY : Je me sens en pleine forme. Et merci pour tout, en particulier pour le compliment. Je me sens un petit peu enrobée.
ROSE : Tu as une mine resplendissante. Umberto et moi, on est impatient de savoir ce que c'est. Je veux dire Simon et moi.
LUCY : Il me tarde de vous le dire, je suis impatiente comme tout. Au fait, cette robe de mariée est une véritable petite merveille.
ROSE : Merci beaucoup. Ravie qu'elle te plaise.
LUCY : Sarah m'a dit pour ta mère. Ne l'écoute pas. Les gens qui critiquent les autres sont souvent encore plus critiques vis-à-vis d'eux-mêmes.
ROSE : J'aimerais le croire.
LUCY : Elle s'en veut peut-être de ne pas avoir été là pour préparer le mariage, pour choisir ta robe ou si ça se trouve, elle n'en revient pas que tu aies réussi à tout prendre en main toute seule, y compris à trouver la plus belle des robes de mariée.
ROSE : Merci. Et toi, comment tu te sens ?
LUCY : Simon, lui, est un petit peu déboussolé, aujourd'hui.
ROSE : Ah bon ? Tant que ça ?
LUCY : Oui. Ne t'inquiète pas, il va se remettre.
PLUS TARD, ROSE MET SON VOILE. ANNIE ARRIVE EN FRAPPANT A LA PORTE.
ANNIE : Oh ! Rose ! Oh ! Oh ! Tu es éblouissante. On dirait une couverture de magazine.
ROSE : Alors, ma mère avait raison pour le chignon ?
ANNIE : Oh ! Je n'ai pas dit ça. Tu devais être toute aussi jolie avec les cheveux sur les épaules.
ROSE : Vous trouvez que c'était mieux avant ?
ANNIE : Non. Non, c'est parfait comme ça. C'est parfait.
ROSE : Vous permettez que je vous dise quelque chose ? Ca me fait vraiment plaisir que vous et moi, on ait appris à mieux se connaître. J'ai comme l'impression que vous m'aimez, en tout cas, plus que ma mère ne m'a jamais aimée.
ANNIE : Rose, je t'aime, bien sûr, mais ta mère t'aime, elle aussi. Je peux te l'assurer. On a parlé hier soir en vous attendant, Simon et toi. Elle t'adore. Tu peux me croire.
ROSE : Vous croyez que Simon m'aime ?
ANNIE : Oui. Je suis sûre que Simon t'aime.
ROSE : Vous croyez qu'il a envie de m'épouser ?
ANNIE NE SAIT PAS QUOI DIRE.
SCENE 9 - BUREAU DE L'EGLISE : ERIC SE PREPARE. UMBERTO FRAPPE A LA PORTE.
UMBERTO : Oh ! Excusez-moi. Vous savez où je peux trouver Simon ?
ERIC : Umberto ! Entrez. Asseyez-vous ... Là ... Simon ne doit pas être loin. Je l'ai vu passer il y a deux minutes.
UMBERTO : Ah ! Merci.
ERIC : Pas trop nerveux ?
UMBERTO : Moi ?
ERIC : C'est un jour difficile pour vous.
UMBERTO : Ah ! Vous parlez de ...
ERIC : Simon dit que vous êtes toujours amoureux de Rose.
UMBERTO : Oh ! Elle ... J'ignorais que tout le monde le savait.
ERIC : Oh si ! Tout le monde. Tout le monde le sait.
UMBERTO : Dans ce cas, je me contenterais d'attendre Simon.
ERIC : Vous ne croyez tout de même pas que vous allez réussir à le dissuader de se marier ?
UMBERTO : Je ne sais pas. J'avais l'intention d'essayer, mais si vous, vous pensez que je ne devrais pas, j'y renoncerais peut-être, ou peut-être pas. Tout ce que je sais, ...
ERIC : Mais, euh ...
UMBERTO : ... c'est que j'aime Rose. En vérité, je veux l'épouser. Je veux l'épouser depuis toujours, mais à l'époque où elle aurait voulu se marier, on était jeunes et j'étais encore étudiant. Et je voulais d'abord profiter de ma jeunesse. Non non, c'est vrai, je ... je ne voulais pas me caser. Un jour, Rose m'a appelé. J'ai d'abord cru qu'elle voulait me faire marcher et qu'elle ne cherchait qu'à me rendre jaloux, mais maintenant, ce n'est plus un jeu. Elle s'est décidée à épouser Simon. Elle est toujours décidée à l'épouser, n'est-ce pas ?
ERIC : A ce stade, je doute que qui que ce soit puisse l'affirmer. J'ai renoncé à vouloir prendre cette décision à leur place.
UMBERTO : Mais ... Oui, mais si vous deviez la prendre prendre à leur place, qu'est-ce que vous leur diriez de faire ?
ERIC : De patienter un petit peu, bien évidemment. Il n'y a aucune place pour le doute dans le mariage.
UMBERTO : Mais s'ils attendent encore, il y a un risque. Et je veux la reconquérir. Je l'aime encore.
ERIC SE LEVE ET REGARDE A L'EXTERIEUR DE LA PIECE.
ERIC : Vous croyez qu'elle vous aime ?
UMBERTO : Oui, j'en suis sûr. Mais elle croit que c'est trop tard.
ERIC : Vous ne sauriez pas où est passée l'alliance de Simon, par hasard ?
UMBERTO : Non.
ERIC : Il y a chez les Camden, une vieille tradition qui veut que tous les hommes aient une alliance portant l'inscription "Tu fais de moi quelqu'un de meilleur." Simon ne fait pas de Rose quelqu'un de meilleur, ni réciproquement. Et à mon avis, c'est ce qui devrait être un facteur déterminant pour avoir la certitude que deux êtres sont faits pour se marier, se faire du bien mutuellement.
UMBERTO : Moi, j'ai une bonne influence sur Rose. Je le sais. Oh ! Je n'ai eu qu'un mot à dire pour qu'elle change la date du mariage, qu'elle fasse des excuses à Annie et redevienne la Rose d'avant, celle avec qui j'ai grandi. Et je fais d'elle quelqu'un de meilleur.
ERIC : J'en ai dit suffisamment.
UMBERTO : Non non non non, on n'a pas encore terminé. Je veux vous entendre me dire maintenant, de but en blanc, de m'opposer à ce mariage.
ERIC : Je n'en ai pas le droit.
SCENE 10 - BUREAU DE L'EGLISE : QUELQUES INSTANTS PLUS TARD, ERIC CONTEMPLE LA PHOTO ENCADREE DE SIMON TOUTE JEUNE. ANNIE ARRIVE.
ANNIE : Ca y est ! Je crois que tout le monde est prêt.
ERIC : Pas moi. Accorde-moi quelques minutes.
ANNIE : Tu es sûr que ça va ?
ERIC : Où est Simon ? Il faut que je lui parle.
ANNIE : Chéri, il est trop tard pour lui parler, maintenant.
ERIC : Peut-être pas encore.
ANNIE : Non, c'est trop tard. Il n'y a plus qu'une chose à faire. Laisser les choses se faire.
ERIC : Accorde-moi quelques minutes.
ERIC S'ASSIED.
ANNIE : Tout se passera bien. Quoi qu'il advienne, tout ira pour le mieux.
ERIC : Qu'est-ce qui va se passer, Annie ?
ANNIE : Je n'en sais rien. Je n'en ai aucune idée.
ERIC : Bien sûr. Pas plus que moi. Mais voilà à peu près comment je vois les choses. Ils sont devant l'autel ...
*****
ERIC SE MET A IMAGINER QUE CE MARIAGE NE FONCTIONNERA PAS.
ERIC : Répétez après moi "Je m'engage devant Dieu à te prendre pour épouse ...".
SIMON : Je m'engage devant Dieu à te prendre pour épouse ...
ERIC : Et à t'être fidèle ...
SIMON : Et à t'être fidèle ...
ERIC : Dans la maladie et la santé ...
SIMON : Dans la maladie et la santé ...
ERIC : La richesse ou la pauvreté ...
SIMON : La richesse ou la pauvreté ...
ERIC : Jusqu'à ce que la mort nous sépare.
SIMON : La mort ?
ERIC : Ah oui.
SIMON : Tu veux dire "Jusqu'à ce que l'un de nous deux meurt ?"
ERIC : C'est ça, l'idée.
SIMON : C'est dans le texte ?
ERIC : Oui, c'est dans le texte.
SIMON : Jusqu'à ce que la mort nous sépare ? Je ne suis pas d'accord.
ROSE : Simon, tout le monde t'attend.
SIMON : C'est de la mort qu'il est question. On parle de la mort. C'est sérieux.
ROSE : Il est question de rester unis jusqu'à la mort de l'un de nous deux. Et je te préviens. Si tu t'avises de me quitter avant qu'un de nous meure, je te tuerai.
SIMON : Rose.
ROSE : Simon.
ERIC : Alors, ta réponse ?
SIMON : Je ... je ne peux pas faire ça. Je suis désolé.
*****
ANNIE : Je ne crois pas que ce sera Simon. A mon avis, ce sera Rose.
ERIC : Rose ou Umberto ? Je t'ai dit qu'Umberto m'avait parlé ?
ANNIE : Oui, mais je ne crois pas que Rose soit capable de plaquer Simon pour Umberto, même si Umberto décidait de s'opposer au mariage. Ben, je l'espère, en tout cas. Je crois que Rose a fait récemment un gros travail sur elle-même. Je la crois sincèrement attachée à Simon. Je crois qu'elle nous est attachée et je crois qu'elle cherche à grandir et à agir comme elle se doit.
ERIC : Au point d'être prête à renoncer à se marier ?
ANNIE : Attends ! Je vois la scène d'ici.
*****
C'EST AU TOUR D'ANNIE D'IMAGINER. SELON ELLE, SIMON ET ROSE SONT TOUT SIMPLEMENT FIANCES. ILS NE SERAIENT JAMAIS PRÊTS A SE MARIER POUR DES TAS DE RAISONS.
ERIC : Par la grâce de Dieu, ces deux personnes ici présentes vont s'unir devant nous. Si quelqu'un dans cette assemblée a une raison valable de s'opposer à leur union, qu'ils parlent maintenant ou se taisent à jamais.
ROSE TEND LE BOUQUET A SIMON ET LEVE LE VOILE.
ROSE : Très bien. Avant que quelqu'un se lève parce que j'en connais au moins un ou deux parmi vous qui en meurent d'envie, je vous déclare ... (en regardant Simon) Je n'ai pas le droit de faire ça. Je te demande pardon. Je te demande pardon, mais je ne peux pas. Je ne cherche pas à t'embarrasser et encore moins à me donner en spectacle de cette façon, mais cet instant n'en est pas moins embarrassant. Ce sera, j'espère, le moment le plus embarrassant que nous aurons partagé. J'ai beaucoup appris en l'espace d'un an. J'ai découvert que je suis trop jeune pour me marier. J'ai découvert que je tiens à finir mes études et à commencer ma carrière avant de me marier et j'ai découvert que je ne veux surtout pas fonder une famille avant de me marier. Et j'ai également découvert, pour finir, que tout le monde peut se tromper. Je comprends tout à fait maintenant que mes parents aient divorcé. Je comprends qu'ils ne soient pas faits l'un pour l'autre. En fait, ils ne sont pas du tout faits pour la vie conjugale. Je comprends tout ça parce que je ne peux pas me marier maintenant, ni avec Simon, ni avec quelqu'un d'autre. Tu veux bien me pardonner ?
SIMON : Oui, je veux bien.
ROSE : Tu en es sûr ? Tu es sûr que tu pourras me pardonner ?
SIMON : Oui. Pardonne-moi de ne pas avoir tout annulé plus tôt.
ROSE : Oui.
SIMON : Je t'aime.
ROSE : Moi aussi, je t'aime.
ERIC : Que Dieu vous bénisse pour votre sagesse. Tu peux embrasser la fiancée.
ILS S'EMBRASSENT.
ERIC : Et maintenant, allons célébrer ce qui, faute de réception de mariage, n'en sera pas moins un événement des plus importants.
*****
ERIC : Tu aimes sincèrement Rose, on dirait ?
ANNIE : Oui.
ERIC : On pourrait passer toute la journée à deviser sur ce qui pourrait arriver ou pas, mais le seul moyen pour nous de savoir ce qui va réellement se passer, c'est de commencer la cérémonie.
ANNIE : Très bien. Mais tenons-nous prêts quand même parce que tu sais, tout peut arriver.
ERIC : Tout peut arriver. Ouais ... Même un miracle peut arriver.
ANNIE : Tu m'en diras tant.
*****
UNE SECONDE FOIS, ERIC SE MET A IMAGINER QUE SIMON ET ROSE NE PEUVENT JAMAIS SE MARIER. CETTE FOIS, C'EST GRÂCE A LA PRESENCE DE MARY.
ERIC : Rose et Simon. Dans la mesure où vous consentez tous les deux à vivre dans les liens sacrés du mariage et que vous vous êtes promis un amour mutuel en prononçant ces voeux, je vous déclare à présent ...
MARY ARRIVE EN COURANT.
MARY (en hurlant) : Attendez ! Arrêtez ! Arrêtez le mariage ! Vous ne pouvez pas. Arrêtez ! Vous ne pouvez pas faire ça.
ROSE (à Simon) : Encore une de tes ex un peu tarée ?
SIMON : Non. Non, c'est ma soeur. (Etreinte.) Mary, ça va ?
MARY : Ca va. (Etreinte.) Ah ! Papa.
ERIC : Oh ! Oh ! Tu as pu venir ?
MARY : Comment ça va ?
ERIC : Ho ! Ho ! Ho ! (Essoufflement.) Ca me fait vraiment plaisir de te voir.
ROSE : Parlez pour vous.
MARY : Ah ! Rose, je suis désolée, mais vous allez faire une bêtise. Et je sais de quoi je parle. Les bêtises, ça me connaît.
ERIC : Amen.
SIMON : Je confirme.
MARY : Cette histoire de mariage, c'est ce qu'il y a de plus sérieux comme contrat et c'est ... la croix et la bannière pour s'en libérer.
ROSE : C'est facile, mes parents se sont mariés trois fois.
MARY : Wouaw ! Et ils ont eu des enfants ?
ROSE : Moi.
MARY : Ho ! Oh oui, c'est vrai. Suis-je bête ? Pardon. Enfin bref. Voilà mon conseil. Ne faites pas la même bêtise que moi, les mêmes bêtises que moi. Il y a tout un monde à découvrir dehors, un monde extraordinaire, comme ce truc qu'ils ont à l'école. Vous savez ? Ce machin qui ressemble à un ballon. Vous savez ? Haaa ! Comment ça s'appelle déjà ?
ERIC : Un globe terrestre.
MARY : Un globe terrestre, c'est ça. Ca, c'est génial. Les voyages forment la jeunesse, alors, sortez de chez vous et allez visiter le monde et ensuite, vous ferez vos bêtises. Hum ... (Rire.)
*****
ANNIE : Premièrement, Mary est un peu plus maligne que tu ne le crois, deuxièmement, elle ne viendra pas et troisièmement, il va falloir qu'on se fasse une raison. Peu importe que Simon et Rose se marient, ils ont réfléchi et oeuvré dans ce sens. Alors, laissons les faire quoi qu'ils aient décidé.
ERIC : Tu as raison. C'est à eux seul d'écrire l'histoire de leur vie et ... et si le meilleur dénouement pour eux, c'est ce mariage, eh bien soit. J'aurais aimé pouvoir tout annuler, mais ... c'est eux qui décident. Et ils sont responsables de ce qu'il adviendra.
ANNIE : Je suis prête et toi ?
ERIC : Je ne demande qu'à te suivre.
*****
FLASHBACK : LE MOMENT OU ERIC ET ANNIE SE PARLENT EN FAISANT DE LA PLOMBERIE.
ANNIE : Tu veux voir le broyeur ?
ERIC : Je ne demande qu'à te suivre.
ILS METTENT LEUR TÊTE SOUS LE BROYEUR.
ANNIE : C'est là que ça coince. Regarde.
ERIC : Tu as fait un stage de plomberie quand tu attendais Simon ?
ANNIE : Non, le stage de plomberie, c'était Mary. Simon, c'était le stage de cuisine.
ERIC : J'adore cet endroit.
ILS S'EMBRASSENT.
*****
RETOUR AU PRESENT ...
ANNIE ET ERIC SE REGARDENT EN SOURIANT ET QUITTENT L'EGLISE POUR SE RENDRE A LA RECEPTION.
SCENE 11 - COUR / CHEZ LES RIVEIRA : TOUT LE MONDE SE REND A LA RECEPTION DU MARIAGE DE ROSE, SANS OUBLIER LA REMISE DE DIPLÔMES. ON VOIT PAUL EN TRAIN DE SERVIR LES BOISSONS A ROSIE ET LES JUMEAUX.
PAUL : Et voilà trois boissons sans alcool pour les moins de dix huit ans.
ROSIE : Tu travailles pour le resto et le traîteur ?
PAUL : Non, mais je n'étais pas invité à la réception et comme je voulais te revoir, me voilà, à ton service, uniquement par plaisir.
ROSIE (en souriant) : Ces Ecossais sont de vrais charmeurs.
PAUL : Essaie de t'en souvenir, comme ça, tu seras prêts quand tu iras là-bas. Votre mère vous a laissé sortir avec ces moustaches ? Elle est sympa.
DAVID : On ne peux pas les retirer.
SAM : Ca partira avec le temps.
PAUL : Si vous voulez, on va les retirer. C'est facile. Rosie, j'aurai besoin de ton aide. Vous venez avec moi ?
PENDANT QUE PAUL S'EN VA AVEC ROSIE ET LES JUMEAUX, MATT PARLE A SON PAPA.
MATT : Tu as déjà vu une chose pareille ?
ERIC : Non, jamais vu ça jusqu'à présent.
MATT : Quelle rigolade. Cette émotion, ce suspense.
ERIC : Je suis bien d'accord.
KEVIN (en arrivant) : Vous avez un drôle de sens de l'humour.
CARLOS (ayant réussi à repérer les Camden) : Ah ! Vous voilà.
ERIC : Carlos !
CARLOS : Je n'ai jamais autant ri à un mariage, sauf au mien, bien sûr.
ERIC : Il y a une chance de vous voir renouveler vos voeux ?
CARLOS : Il y a toujours une chance. Toujours.
ERIC : Comme ça, elle n'a pas venir ?
CARLOS : Non, elle n'a pas pu. Autrement, elle ne pourrait pas être à la remise des diplômes.
ERIC : Mary sera à la remise des diplômes ?
MATT : Oui.
ERIC : Kevin, tu savais que Mary devait y être ?
KEVIN : On le savait.
ERIC EST PRIS D'UN FOU RIRE. ROSIE, SAM ET DAVID REVIENNENT CHEZ LEUR MAMAN.
SAM : Regardez ! On n'a plus de moustache.
ANNIE : Enfin. Mais comment vous avez fait pour les enlever ?
SAM : C'est le nouveau petit ami de Rosie qui les a retirées avec du dissolvant.
MATT : Ah ! Ce n'est pas bête du tout.
ERIC : Ah ! Du dissolvant ?
SARAH (en arrivant) : On aurait peut-être pu y penser plus tôt. Quel genre de medecin nous faisons ? (Rire.)
ROSIE : C'est le dernier jour où je peux vous le dire. Vous n'êtes pas encore médecin ?
ANNIE RIT.
ERIC : Et vous le serez demain. Félicitations ! Je suis fier de vous.
ANNIE : Nous sommes tous très fiers de vous.
MATT : Merci.
SARAH : Merci.
MATT : Nous aussi, on est fiers de nous. (Ils s'embrassent et rient.)
ANNIE : Bon. Allez ! Je n'en peux plus d'attendre. Vite ! Dites-nous maintenant pour le bébé.
CARLOS : Oh ! Non, ne dites rien, maintenant. Attendons demain.
ERIC : Mary viendra pour l'occasion.
ANNIE : Non ! Ce n'est pas vrai !
ERIC : C'est vrai.
CARLOS : Eh oui.
ANNIE S'ECRIE DE JOIE.
ERIC : Vous avez une annonce à faire, vous aussi ?
CARLOS : Vous le saurez demain.
LUCY : Alors là, je n'y tiens plus.
KEVIN : Moi non plus. Ca a été une journée trop stressante. Dis-leur maintenant.
ROSE ET SIMON ARRIVENT.
SIMON : Une minute ! Si quelqu'un a une annonce à faire, on veut l'entendre.
SARAH : Si euh ... Kevin et Lucy le disent maintenant, nous devons en faire autant.
MATT : Dis-leur.
SARAH : On va avoir des jumeaux. (en hurlant de joie) Des petits garçons !
ANNIE S'ECRIE.
ERIC : Oh ! Félicitations !
ANNIE (prenant Sarah dans ses bras) : C'est merveilleux. (Rire.)
ERIC : Ho ! Ho !
LUCY : Des jumeaux ? Je n'en reviens pas.
SIMON : C'est formidable.
MATT : Je vous tiens pour responsables, vous deux.
ERIC : Eh oui !
ANNIE (excitée) : Aaah ! J'assume avec joie, la responsabilité. Oh ! Matt et Sarah ! C'est merveilleux ! C'est merveilleux !
KEVIN (à Lucy) : Dis-leur.
LUCY : Bon, alors, voilà. Nous aussi, c'est un garçon et même deux garçons, on attend également des jumeaux.
SIMON : Oooh !
ANNIE : Ce n'est pas vrai.
ERIC : Mais c'est incroyable.
MATT : C'est de la folie ! (Rires.) C'est de la folie ! (Rire et étonnement.)
SIMON : C'est sérieux ? (Rire.)
CARLOS : Moi aussi.
ANNIE : Oh non !
CARLOS : Ah ! Elle va me tuer quand elle le saura. Mary et moi, on s'est remis ensemble et on attend des filles. Des jumelles. (Rire et étreinte.)
ANNIE : Oh non !
ERIC : Oui ... Oui. (Cris de joie et rires.)
MATT : Je vais devenir dingue, mon Dieu. (Fou rire.)
ANNIE (prenant Carlos dans ses bras) : Oh ! Mon Dieu ! (Rires.)
TOUT A COUP, UN PORTABLE SONNE. C'EST CELUI DE CARLOS.
CARLOS : Excusez-moi. (Il décroche.) Bonjour.
MARY : (Rire.) Bonjour. Pourquoi j'ai tout à coup l'impression que tu viens me gâcher ma surprise ?
CARLOS : Tu ne vas pas en revenir, toi non plus.
MARY : Je prendrai ça comme un oui.
CARLOS : J'étais obligé de le faire parce que Matt et Sarah ont dit qu'ils attendaient des jumeaux, et puis, Kevin et Lucy en ont fait autant. Alors, je ne voulais pas être en reste.
MARY : Tu leur as dit également que je devais recevoir mon diplôme, cette semaine ?
CARLOS : Non, je préfère t'en laisser l'honneur.
MARY : J'aurais bien voulu être là.
CARLOS : Oui, je sais, chérie. Tout le monde aurait voulu te voir. Mais c'est ta famille. Et ils comprennent.
MARY : Oui, je sais.
PENDANT LE COUP DE TELEPHONE. SIMON ET ROSE VONT DANSER.
LA DAME : Cette danse est dédié à Rose et Simon.
PENDANT QU'ILS DANSENT. LA DAME SE MET A CHANTER UN AIR DE GERSHWIN "EMBRACEABLE YOU". PEU DE TEMPS APRES, LE Mr. TAYLOR ARRIVE.
Mr. TAYLOR : Je peux ?
ROSE : Ah.
Mr. TAYLOR (dansant maintenant avec Rose) : Ma chérie.
ROSE : Ca va, Simon.
PUIS, Mme TAYLOR PARLE A SIMON.
Mme TAYLOR : Je ne saurais te dire quand ni même si nous nous reverrons jamais, mais ... je t'aime. Merci. (Etreinte.)
PUIS, ROSE ET SON PAPA SE PARLENT.
ROSE : Tu es content ?
Mr. TAYLOR : Bien sûr.
ROSE : Tant mieux. Moi aussi.
Mr. TAYLOR : Tu m'en vois ravi. (Umberto arrive.)
UMBERTO : Je peux vous l'emprunter ?
Mr. TAYLOR : Bien sûr.
ROSE : Merci, papa.
UMBERTO : Merci.
ROSE : Ah !
UMBERTO : Ca va ?
ERIC ET ANNIE LES VOIENT.
SIMON : Ils s'aiment. Que voulez-vous ?
ERIC : Tu crois qu'ils vont se marier ?
SIMON : Oooh oui. Rose ne rêve que de mariage.
UMBERTO ET ROSE SE PARLENT. LUCY ARRIVE AVEC SAVANAH.
LUCY (à Savanah) : Allez ! Viens danser. Ha ! (Elle pose Savanah à terre.)
KEVIN : Fais-moi voir comme tu danses.
LUCY : Tu danse avec maman, chérie ?
KEVIN : Allez ! Danse.
PAUL ARRIVE.
PAUL (à Rosie) : Tu veux venir danser ?
ERIC : Ouais.
IL DANSE AVEC ROSIE. SAM ET DAVID LES SUIVENT.
ERIC (à Annie) : Tu m'accordes cette danse ?
QUELQUES SECONDES PLUS TARD, ON APERCOIT SANDY AVEC AARON. SIMON LES APERCOIT.
SIMON : Sandy ? Je suis contente que t'aies changé d'avis. Merci d'être venue.
SANDY : Oui, Rose m'a appelé.
SIMON : Tu as tout manqué.
SANDY : Ca s'est bien passé ?
SIMON : Non, nous ne sommes pas allés à l'église. On ne pouvait pas. Ca ne collait pas.
SANDY : Elle ne t'a pas parlé de moi ?
SIMON : Non.
SANDY : Ni du bébé ?
SIMON : Non. Le bébé va bien ?
SANDY : Oui. Il va très bien. Mais, Simon ... il faudrait qu'on discute.
A LA FIN, ON VOIT CHAQUE PERSONNAGE CAMDEN DE L'EPISODE 10.22 ET 1.01. LE FOND SONORE EST IDENTIQUE A CELUI DU L'EPISODE 1.01, APRES LE GENERIQUE DU DEBUT. (CHANSON DE ROY ORBISON, YOU GOT IT.)
A QUELQUES SECONDES DE LA FIN. LES CAMDEN CONTINUENT DE DANSER.
FIN.